Namibie, Botswana, Côte d’Ivoire : Serval Resources vise 8,6 millions $ dans sa quête du cuivre

(Agence Ecofin) – Au-delà des grands pôles établis de la Copperbelt, l’exploration du cuivre s’étend à d’autres régions moins médiatisées d’Afrique. De l’Afrique de l’Est aux territoires du Nord et de l’Ouest, les investissements se multiplient pour découvrir de nouveaux gisements.
La junior minière britannique Serval Resources a annoncé jeudi 15 octobre son intention de lever un montant de 6,5 millions de livres sterling (8,6 millions USD) dans le cadre d’un placement d’actions dévoilé plus tôt cette semaine. Les fonds, dont la réception demeure toutefois conditionnée à certaines conditions, doivent servir à financer ses travaux d’exploration de cuivre en Namibie, au Botswana et en Côte d’Ivoire.
L’opération comprend un placement ferme d’environ 2,5 millions de livres sterling, un placement supplémentaire de 3,5 millions et une souscription de 0,5 million. Si la deuxième tranche doit encore obtenir notamment l’approbation des actionnaires, Serval Resources indique avoir achevé la constitution du livre d’ordres, une étape qui consiste à recueillir les demandes des investisseurs afin de déterminer les conditions du placement. L’émission des actions de la première tranche est prévue autour du vendredi 16 octobre.
Les fonds mobilisés doivent notamment permettre à la société de mener un programme de forage de 20 000 mètres sur son projet du bassin de Kaoko en Namibie, avec pour objectif d’identifier un premier gisement en 2027. Au Botswana, les travaux porteront sur l’identification de cibles d’exploration sur ses permis, avant un premier programme de forage d’environ 3 000 mètres. En Côte d’Ivoire, Serval Resources prévoit de poursuivre les travaux préliminaires de prospection sur son projet de Duékoué.
Cette mobilisation de capitaux pour ses projets africains s’inscrit dans un contexte d’intensification des investissements consacrés à la découverte de nouveaux gisements de cuivre. Cette dynamique est notamment alimentée par les anticipations d’une forte croissance de la demande du métal, qui pourrait dépasser l’offre et entraîner des déficits d’approvisionnement au cours de la prochaine décennie. Serval inscrit sa stratégie dans cette perspective, avec l’ambition de contribuer au développement de nouvelles ressources et de tirer profit des opportunités commerciales qui pourraient en découler.
« Les fondamentaux du marché du cuivre restent attractifs, soutenus par une croissance de la demande à long terme et une offre future vraisemblablement limitée […]. Ces perspectives structurelles ont conduit S&P Global Energy & Market Intelligence à prévoir en 2025 un déficit potentiel de 10 millions de tonnes d’ici 2040 en l’absence d’investissements dans de nouvelles capacités de production, créant ainsi un contexte favorable pour des entreprises comme Serval, qui se concentrent sur la découverte et le développement de nouvelles ressources de cuivre dans des juridictions propices », explique-t-elle.
Il faudra désormais suivre l’évolution de ces initiatives dans les prochains mois, de la mobilisation effective de l’ensemble des fonds annoncés à la réalisation des travaux et à leurs résultats. D’éventuelles nouvelles découvertes pourraient également compter pour le secteur minier des pays concernés, particulièrement en Namibie, où l’industrie cuprifère cherche un nouveau souffle.
07/09/2026 – Cuivre : Kaoko Metals veut lever 14 millions USD pour accélérer l’exploration en Namibie
