Après le cycle de 2024 et ses huit contrats, le Liberia propose 15 blocs pétroliers

(Agence Ecofin) – Le Liberia cherche à rejoindre les producteurs d’hydrocarbures du golfe de Guinée, mais peine encore à concrétiser son potentiel pétrolier. Le pays espère que l’exploitation de ses ressources contribuera à soutenir la croissance de son économie.
Le Liberia a officiellement lancé mercredi 14 octobre, un nouveau cycle d’attribution de licences pétrolières portant sur 15 blocs offshores. L’annonce a été faite à Cape Town, lors de l’African Energy Week (AEW), par Marilyn T. Logan, directrice générale de la Liberia Petroleum Regulatory Authority (LPRA).
L’autorité pétrolière libérienne attend les lettres d’intention des compagnies intéressées jusqu’au 15 avril 2027. Le processus repose sur un modèle de négociation directe, qui permet aux candidats de discuter séparément des conditions contractuelles et du programme d’exploration associé à chaque bloc.
Les 15 blocs se répartissent entre deux bassins sédimentaires. Douze d’entre eux se trouvent dans le bassin du Liberia et les trois autres dans celui de Harper, à proximité de la frontière avec la Côte d’Ivoire.
Le cadre juridique de nouveau cycle d’appel d’offres repose sur la loi pétrolière de 2014 et ses amendements de 2019. Ouverte le 28 août dernier, la procédure de préqualification, valable cinq ans, évalue notamment les capacités techniques et financières ainsi que l’expérience offshore des candidats, précise la LPRA.
Le précédent de 2024 pèse sur les attentes
Lancé en 2024, le précédent tour a débouché sur huit contrats de partage de production signés en 2025 par deux compagnies, la multinationale française TotalEnergies et la compagnie nigériane Oranto Petroleum. Ces contrats définissent les modalités de répartition de la production entre l’État et les entreprises pétrolières.
TotalEnergies détient les blocs LB-06, LB-11, LB-17 et LB-29, qui couvrent environ 12 700 km² dans le sud du bassin du Liberia. La compagnie s’est engagée à mener une campagne de levés sismiques 3D, d’après la Chambre africaine de l’Energie (AEC). Quant à Oranto Petroleum, elle détient les blocs LB-15, LB-16, LB-22 et LB-24.
Energy Capital & Power, organisateur de l’évènement, répertorie 29 blocs offshore au Liberia. Les 15 proposés dans le nouveau tour et les huit couverts par les contrats précédents ne représentent donc pas l’ensemble de ce périmètre. Le 22 septembre, l’australien Bounty Oil a également annoncé l’acquisition de PetroQuest Liberia Deep Water, titulaire d’une lettre d’engagement portant sur un bloc du bassin de Harper.
Pour attirer les compagnies, la LPRA met notamment en avant les données géologiques disponibles, qui comprennent plus de 50 000 kilomètres linéaires de sismique 2D et plus de 31 000 km² de sismique 3D. Le prestataire TGS a retraité 12 000 kilomètres de données 2D et 5 100 km² de données 3D afin d’améliorer l’imagerie du sous-sol.
Aucune découverte commerciale n’a encore été confirmée au large du Liberia. L’intérêt du nouveau tour dépendra notamment du potentiel géologique des blocs, des engagements d’exploration exigés et des conditions contractuelles proposées.
18/09/2025 : Pétrole : le Liberia mise sur TotalEnergies pour une découverte après 20 ans d’échecs
